Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 18:55

Il était là, dis-je, encore une fois. Il est toujours là.

 

A parler, à toujours avoir des théories sur tout. Avec sa mauvais foi, parfois, souvent peut être. A soutenir, avec véhémence, ce qui n'est pas. Et on est là, nous à l'écouter et on lui aurait déjà donné le bon dieu sans confession si on ne le connaissait pas. Alors on reprend ses propos en les nuançant, en se regardant en se souriant avec connivence. Et on rajoute "tu le connais, on ne peut rien en tirer, mais on l'aime bien quand même". Oh que oui, on l'aime bien. Oh que oui.

 

On l'entend de loin, on le reconnaitrait entre mille. Toujours quelque chose à dire, tout et n'importe quoi, à se demander s'il ne le fait pas exprès de parler, histoire de faire son intéressant, histoire qu'on l'écoute, qu'on lui réponde. Alors, on l'écoute et on lui répond, d'un air amusé, parce qu'on a envie de s'occuper de lui, de lui signifier qu'il n'est pas « rien »,et qu'il pourrait être « tout » même.

 

N'importe quoi sa timidité, qu'il remballe ses mots. N'importe quoi son assurance, qu'il garde ses doutes.

 

Je regarde ses yeux, sa bouche, ses mains, son corps . Je ne peux en détacher mon regard. Pourtant souvent regardée moi même, je ne comprenais pas pourquoi le regard de certains semblait bloqué, figé sur moi. Je croyais que c'était pour que je les remarque, une manière d'attirer mon attention pour me draguer. Non, ce n'était pas ça mais je ne le comprends que maintenant.

Le voir, tout d'abord, comme ça, juste par envie, le voir simplement. Et puis le regarder, remarquer ce qui m'aurait échappé à première vue, en avoir un peu plus, prolonger ce moment, car un seul instant ne suffit plus. Et enfin, ne plus pouvoir se défaire de son image, ne plus jamais vouloir s'en éloigner, ne plus la laisser nous échapper. Et dire que je n'avais encore pas compris. C'est un besoin, impossible à maîtriser, de le voir, de l'approcher, de le savoir près de moi, de le sentir, de l'aimer. C'était même plus fort que moi : mon regard irrémédiablement attiré par lui. De la physique ou de la chimie à l'état pur.

 

Alors j'ai eu envie d'être dans ses bras. De m'y jeter comme on pourrait se jeter dans une cause perdue. De m'y lover, de me blottir, de l'aimer de toute mes forces, de toutes mes petites forces. Alors, j'ai eu envie de tout bousculer, comme tout a basculé en moi. J'ai eu envie de pleurer, de crier, une vraie furie en puissance.

 

Par Nina Velterson - Publié dans : en mode "sensualité"
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  • Nina Velterson
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  • Un peu douce, un peu tarée parfois, un peu passionnée, un peu blonde... Un peu de tout à la fois... A prendre ou à laisser ! Enfin, surtout à prendre !! :D

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