Samedi 5 septembre 2009
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Qu'ai-je donc fait cet été pour en oublier la rentrée Nothombienne ? Attendu comme le messie chaque année, le
dernier Nothomb m'est tombé dessus comme une surprise en ce mois de septembre, au moment où je m'y attendais pas, presque, j'allais dire comme mes premiers impôts sur le revenu.
Cloitrée dans mon monde, «en cette époque où l'on échappe de moins en moins à la bobine de l'écrivain en gros plan
sur la couverture », c'est en passant dans une librairie au hasard de mes pérégrinations ferroviaires, que j'ai découvert sa caboche sur la couverture d'un livre. Le voyage d'hiver, son dernier opus, du pur Nothomb pour ceux qui aiment l'extravagance de ses histoires manichéennes, et les délirances d'un amour
poussé à son paroxysme absolu.
Ici, Zoile, employé d'EDF se prend de passion pour Astrolabe, jeune femme entièrement dévouée à Aliénor, un
écrivain « neuneu ». Mais Aliénor est envahissante, elle passe avant tout et Astrolabe repousse l'amour que lui offre Zoile. « Il y a des femmes qu'il faut aimer malgré
elles ». Pour elle et malgré elle, Zoile décide de détourner un avion. Il sait que cette opération le rendra méprisable à ses yeux, oui mais voilà « Aucun homme n'aura occupé autant ses pensées. Ce n'est pas si mal. »
Le roman nous entraine dans le raisonnement de Zoile, il nous fait suivre ses
distorsions, sa folie meurtrière, son amour non partagé, mais surtout, en guise de conclusion, sur la 4ème de couverture, cette phrase : « Il n'y a pas d'échec
amoureux »
Non, il n'y a pas d'échec amoureux. On aime, ou on n'aime pas, mais si on aime, il n'y a pas lieu de se
plaindre.
Alors, tant pis si j'ai oublié la rentrée littéraire, l'été n'apportera aucun regret, juste le souvenir d'avoir
savouré les moments présents, sans se préoccuper nullement de savoir si la rentrée suivra le même chemin tortueux et plein de carrefours. Il faut vivre, pleinement, avec pour seul objectif de
ressentir, suivre ses instincts, échapper à toute forme de routine, à une vie bien rangée, à tout plan de carrière professionnel ou tout plan de vie personnel. Il faut vivre sans avoir peur, ni
des autres, ni de l'avenir, ni de souffrir. Car puisque l'amour n'est qu'un plus, l'échec amoureux n'est que l'absence d'amour, l'absence de ce « plus », pas une souffrance ; quelque
chose qu'on n'a pas, mais nullement un « moins ». Se laisser aller à vivre, passionnément, s'il en faut, sans courir après, vivre le moment présent, sans rien espérer d'autre : ni le
moindre retour, ni le moindre espoir de pérenniser quoi que ce soit. La perte amoureuse ne sera que le simple retour à l'état « normal ». L'acte d'Aimer se suffit à lui même. Et vivre
en fait oublier la rentrée littéraire.
Par Nina Velterson
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Publié dans : Mes critiques
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10:50
Non, j'avoue, je ne suis pas une littéraire, loin de là. J'aime lire, je lis pas mal, oui mais je lis et relis les mêmes
livres. Pour bien en comprendre toutes les subtilités, il faut relire un livre plusieurs fois. Ben oui, j'suis blonde...
L'occasion m'est donnée ici pour ouvrir ma petite bouche et donner mon avis (quoi
"personne me le demande ??), parler encore une fois de plus de moi, d'une manière détournée, mais avouée également, à travers les textes des
autres. Ben oui, car en plus d'être blonde, j'suis une vraie feignasse, alors autant profiter du travail de ceux qui savent
écrire.
Mes critiques sont sans prétention, elles sont juste le reflet de ma perception de l'oeuvre en question et des réflexions que
celle-ci m'inspire.
Et si l'envie vous dit, n'hésitez pas à rebondir en déposant vos commentaires, et en ouvrant le
débat. Parce quej'commence à en avoir marre de me parler à moi-même toute remarque est
enrichissante.
Par Nina Velterson
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Publié dans : Mes critiques
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Ils l'ont dit...